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Mission Pologne Février 2009
Compte-rendu de la mission d'essaimage en Pologne du 7 au 14 février 2009

Acteurs :
  • Dorota LAGARDE : Traductrice et consommatrice à l’AMAP de Saint André de Cubzac (33240).
  • Frédéric SCHWAB : Producteur de fruits à Mulhouse.
  • Nicole CECCHIN : Coordinatrice et consommatrice de l’AMAP de Saint André de Cubzac.
Région où nous avons essaimé : Basse Silésie, au sud ouest de la Pologne
  • Superficie : 19 947 km2
  • Population : 2 970 100 habitants
  • Monnaie : le zloty. 1€ vaut environ 4,5 zlotys
  • Chef lieu : Wroclaw, 4° ville de Pologne
  • Grande plaine, dominée par des montagnes, les Sudètes. Plusieurs régions montagneuses (élevage)
Nous étions dans la région des pré-sudètes, au sud ouest de Wroclaw, dans les collines de STRZELIN, hébergés dans la famille de Dorota, au petit village de KOROPATNIK, au milieu d’une grande plaine enneigée.

Arrivée à l’aéroport de VARSOVIE samedi 7 février à 12h. Visite de la vieille ville, sous un soleil éclatant. Entièrement reconstruite après la guerre, inscrite au patrimoine de l’UNESCO, VARSOVIE, capitale actuelle de la Pologne, a une histoire mouvementée : détruite, pillée, meurtrie, elle faillit disparaître de la carte de l’Europe. Cette ville fut entièrement reconstruite, grâce à l’acharnement de son peuple qui puise ses forces dans ses nombreuses défaites et ses blessures.
On ne peut pas fouler la terre polonaise, faite à majorité de paysans, sans avoir à l’esprit son histoire… et comprendre combien l’entrée dans l’Europe est un espoir de liberté et de progrès.
 
1   Samedi 7 et Dimanche 8 Février
 
Samedi 7 février, 18h : rencontre avec le Parti RACJA

Rencontre avec 3 militants du parti RACJA : Teresa Joku Bowska, Malgorzata Swiatek et Dariuz, militants dans une Fondation LOTUS, groupe d’échange type SEL.
Leur Parti est essentiellement investi dans la lutte anticléricale et la lutte contre l’emprise de la religion.
Nous expliquons notre démarche et le concept. TERESA trouve que ce système a beaucoup de sens et que le fermier est bien protégé : elle pense à son gendre qui habite la banlieue de Varsovie et à une lutte qu’ils viennent de gagner contre l’expropriation d ‘un agriculteur : sa terre devait être affectée à l’implantation d’un cimetière et d’une église. (Chaque cimetière apporte une subvention au village) Le Parti a gagné !!! Elle pense en souriant que ce fermier pourrait créer son AMAP…

Première rencontre polonaise intéressante pour avoir quelques idées sur la vie politico-économique actuelle.
Nous prenons leurs coordonnées et les quittons vers 20h30, pour rejoindre l’appartement d’Ursula, amie de Dorota qui nous héberge. Ursula, 55 ans, travaille depuis toujours dans le grand hôtel de Varsovie, nommé « Victoria » et maintenant » Sofitel ».

Dimanche 8 février : voyage vers Wroclaw

Nous arrivons le soir à WROCLAW, où nous retrouvons Frédéric. Installation chez Maria, maman de Dorota, qui nous attend à Koropatnik, avec la première soupe traditionnelle, le ZUREK (soupe aigre de légumes, saucisse et œuf dur)
 
2   Lundi 9 Février
 
Lundi 9 Février, matin

Départ pour Sobotka, petit village à quelques kilomètres de Strzelin et de Wroclaw. Nous sommes covoiturés toute la journée par Teresa Bellweg, personne dynamique, très intéressée par notre démarche, qui a créé un groupe de femmes fermières à Koropatnik.

A Sobotka, nous sommes reçus chez Grzegorz Podgorski, marié, 2 enfants, jeune producteur de légumes, aidé sur l’exploitation par sa femme.
  • Propriété familiale de 15 ha. Agriculture traditionnelle sans pesticide, mais pas de certification.
  • Cultures : pommes de terre sur 3 ha ½, oignons sur 1 ha et ½, oignons frais sur 1 ha et haricot vert sur 1 ha.
  • Il faisait autrefois du petit maraîchage, des fèves et des semences. Mais devant les difficultés à vendre, il a dû se tourner vers des monocultures avec embauche de journaliers.
  • Système actuel de vente : les marchés ( 2 l’hiver et 3 l’été) à SWIDNICA, à 20 km ; et une boutique qu’il livre 1 fois par semaine, 750 kg de pommes de terre et 300 kg d’oignons. Il a aussi livré à un grossiste mais qui ne le payait qu’en fin d’année, et pas le prix convenu.
  • Grande difficulté financière, pas de trésorerie en hiver. Ils se demandent s’ils ne vont pas abandonner l’exploitation. Ils touchent des subventions européennes pour les monocultures, patates, oignons : une subvention de base de 350 zlotys à l’hectare, qui peut aller jusqu’à 650 zlotys.
Nous expliquons le concept autour d’un café et de gâteaux maison. Grzegorz est séduit par le système, sa femme très sceptique sur une telle organisation en Pologne, se demande comment trouver des consommateurs. Peur également d’avoir des problèmes causés par les supermarchés, peur de perdre les subventions européennes... Grzegorz s’intéresse à l’entreprise de Frédéric et lui pose beaucoup de questions.
Nous convenons de nous revoir Jeudi à Wroclaw, à la rencontre producteurs/consommateurs, organisée par Monika. O à l’Office du Maréchal (Conseil Général).




Lundi 9 Février, après midi

Après un repas polonais dans un restaurant (italien !), nous allons visiter l’exploitation entièrement bio, de Malgorzata et Jan Wojcik à Kamenic, dans la grande banlieue de Wroclaw.
19 ha protégés, dont 1/2 ha rescapés au milieu d’un lotissement, où nous sommes reçus dans une maison d’habitation avec boutique pour commercialisation de produits Bio transformés. Malgorzata vient de recevoir un Trophée- 3°prix de l’Agriculture Biologique, remis par le Ministère de l’Agriculture, qui trône sur son bureau. Elle en est très fière.

Sa propriété de 19 ha est un héritage familial, en bordure de la ville de Wroclaw. Elle fait partie de l’organisation EKOPATCZKA, dont nous avions visité le site internet avant de partir, qui regroupe des producteurs Bio, visite à la ferme, accueil paysan…
Malgorzata est très critique sur cet organisme qui ne les regroupe jamais et ne fait rien pour eux, à part un beau site internet… et leur demande de participer à des expos, foires Bio… pour faire de la représentation !

La production de Malgorzata est très diversifiée : 1 ha de pommes de terre, ½ ha de maraîchage, ½ ha de vigne pour les raisins secs, 2 ha de vergers en plantation de variétés anciennes, du blé, de l’orge, du seigle pour la farine et la nourriture d’animaux. Ces animaux sont des chèvres, pour le fromage, de la volaille (300 poulets et 100 poules pondeuses)
Elle est mécanisée et tous les produits sont Bio, avec une Charte .

Système de vente :
  • Une boutique bio à Wroclaw, qu’elle approvisionne en frais.
  • Vente à la ferme une fois par semaine de 16h à 19h. Trente familles environ, mais ce n’est pas une clientèle fidélisée, il ya peu d’engagements. Avant, EKOPATCZKA avait essayé d’organiser un groupement de producteurs qui venaient porter leurs produits. Elle prenait les commandes. Mais les rivalités et les mésententes ont fait capoter la démarche.
  • Le petit marché Bio de WROCLAW a disparu, les producteurs Bio ont perdu leur place.
Malgorzata me semble déçue, sceptique, et pense que notre concept ne pourra pas marcher, elle est très choquée par l’idée de payer à l’avance. Elle est pourtant très organisée et solide, et pourrait être une productrice référente…



Lundi 9 Février soir

Suite et fin de notre première journée, qui se termine par une rencontre organisée par TERESA , avec son groupe de femmes fermières de Koropatnik. Une vingtaine de femmes nous attendent, réunies dans l’école du village.
  • Explication du concept, suivie de questions très pertinentes, autour du prix… du label…. Des cotisations…
  • La Directrice de l’école, qui est femme d’agriculteur est très sceptique elle aussi. Nous visiterons la ferme de son mari demain.
  • Toutes ont abandonné la polyculture pour du tout-fraise… tout-oignon… tout-ail.. qu’elles ont du mal à écouler.
TERESA et BASIA dynamisent ce groupe. La première AMAP de Pologne sera-t-elle une AMAP de femmes ? TERESA a l’air très motivée pour continuer quelque chose. BASIA nous covoiturera demain et nous continueront à échanger sur le concept
 
3   Mardi 10 Février
 
Marché de Strezlin

Voiturés par Basia (Dorota n’est pas avec nous). Frédéric s’exprime en allemand avec Basia. Petit marché très décevant : 3 producteurs isolés au milieu des camelots, revendeurs de vêtements chinois, brocante, plastique etc.
Nous visitons le Carrefour de Strezlin. Que des produits français ! Alcool et vodka sont dans un rayon inaccessible sans l’autorisation de la caissière (lutte contre l’alcoolisme).
Très déçus par le marché, nous repartons avec BASIA qui nous fait visiter deux petites exploitations de sa famille.
  • La première fait du tout-oignons et livre à un grossiste. Très mal rémunérée… 3 ha
  • La deuxième fait des céréales, fraises, et légumes l’été. Une petite serre, des tracteurs, un conteneur pour stocker les fraises. Celle ci pourrait être reprise par son neveu, jeune encore en formation dans un Lycée agricole, très intéressé par l’agriculture. Un échange possible est évoqué par Frédéric durant les vacances d’été, dans le réseau de Frédéric.
Nous quittons le village de Strezlin pour Wroclaw, où nous avons rendez-vous avec Marius Sibila, qui tient au centre ville un dépôt vente de produits équitables. C’est un ancien militant d’ATTAC Pologne.
Monika O. nous sert d’interprète. Nous échangeons pendant 2h30 autour du concept AMAP. Monika fait donc partie d’une ONG de développement écologique. Elle a créé Ekopaczka il y a trois ans, consciente que c’est un échec. Tant du côté des producteurs, qui n’échangent pas, que du côté des consommateurs, qui ne s’engagent pas. L’AMAP pourrait-elle être une évolution ?
Marius va ouvrir en mai une boutique sur la rue : café, échanges, rencontres, vente de produits. Peut-être en partenariat avec MONIKA… ils pourraient dans ce lieu élaborer un projet AMAP ?
Ils aimeraient que nous revenions en mai, période où il y a un festival Fairtrade… Cela leur donnerait une date butoir pour organiser quelque chose !
 
 

Urgenci
> 1 ESSAIMAGE > Projet EEM > en Pologne  
4   Mercredi 11 Février
 
Mercredi 11 février, Legnica

Neige et verglas nous accompagnerons toute le journée. A cause du temps, nous annulons une visite chez un producteur Ekopaczka à Krzeszow au nord de Legnica, dans les montagnes. Il s’agit de Sylwester Wanczykowie, qui fait l’élevage de cochons et vaches. Il est très déçu, mais nous le retrouverons aux deux réunions de Legnica et Wroclaw.



Nous avons rendez-vous à 14h à Legnica, 80 km au nord de Wroclaw, où Agata Chwiszczuk travaille dans une association de Promotion et d’Echange Paysan et circuit pédestre. Elle nous a organisé une réunion producteurs/consommateurs.
La salle est quasiment vide quand nous arrivons, mais la télé régionale est là, pour faire un reportage sur notre venue qui passera samedi soir à la TVP de Wroclaw. Jadwiga nous interview à tour de rôle et nous avons droit à 3 questions : qui vous envoie ? Est ce que ce concept va marcher en Pologne ? et Que pensez-vous de l’agriculture polonaise ? Un peu étroit et rapide… Jadwiga qui nous interroge se moque complètement du concept. Dorota traduit… nous essayons d’expliquer le concept et le but de notre démarche. Les producteurs qui arrivent sont eux aussi filmés et interviewés. Puis ce petit monde repart sans assister à la réunion !!

Nous commençons la réunion avec le diaporama CREAMAP qui a été traduit en polonais. Je fais une présentation de notre venue et du concept. Puis les diapos défilent, la salle est très attentive. 30 personnes sont là, 10 producteurs ont installé leur stand.
Puis le débat s’amorce autour du concept, des notions :
  • Partenariat entre consommateurs et producteurs
  • Paiement à l’avance, qui fait le prix ?
  • Est-ce qu’on vend tout à l’avance ?
  • Combien gagne Frédéric, le salaire fixe des producteurs ?
  • La fidélité des consommateurs, le contrat…..
Deux producteurs, un maraîcher et un éleveur, Arkadiusz et Silwester font de la vente directe, du porte à porte à Wroclaw ou Legnica, mais ne sont jamais sûr du nombre de clients. Le débat est très animé, tout le monde accroche à l’idée qu’une AMAP serait possible…

Je propose un jeu de rôle :
  • Lucie se propose d’être la coordinatrice
  • Arkadiusz serait le maraîcher…
  • Ewa veut bien faire le secrétariat, elle parle un peu français…
Toutes ce personnes se lèvent et viennent au devant de la salle. Les consommateurs se mettent derrière Dorota et on joue au groupe AMAP. Peu à peu ce jeu devient réalité. Lucie prend son carnet et propose la première réunion pour constituer le groupe de base. Je remets des documents à Eva : Charte AMAP, contrats… J’insiste sur le rôle de coordinateur…



Nous partons vers 18h30, enthousiastes. Agata est très contente et ne sait comment nous remercier. Nous rentrons chargés de produits locaux, pains, fromages, boudins… et une belle nappe brodée typique que j’achète à une fermière.
La 1ere AMAP de Pologne semble naître ici. Retour difficile avec la tempête de neige, nous finissons la route à pied le chemin est impraticable ,la voiture a glissée !!
 
5   Jeudi 12 et Vendredi 13 Février
 
Jeudi 12 Février, repas

12h30 Nous déjeunons dans un restaurant végétarien au centre de Wroclaw avec Monika O. et ses collègues de l’ONG de Développement Ecologique de la Basse Silésie, qui existe depuis 18 ans.
Tous sont intéressés par le concept AMAP, étant eux-mêmes responsables de la qualité de l’eau à WROCLAW, du développement du vélo dans la ville… Repas sympathique avec cette jeune génération œuvrant pour une Pologne écolo !!

14h Nous nous retrouvons dans la Salle de l’Office du Maréchal (grand bâtiment au centre de Wroclaw, on pourrait dire Office de la Région, ancien dispensaire).
Là, MONIKA a organisé une réunion « officielle ». Le responsable régional de l’Agriculture nous attend. Il nous parle abondamment de son projet actuel de subventionner directement les communes pour qu’elles soient autonomes dans leur développement.
La réunion commence vers 15h, avec 50 personnes environ. Les producteurs sont là, avec leurs produits à déguster.
Présentation d’URGENCI et du but de notre venue, remerciements et démarrage historique avec comme support le diaporama CREAMAP en Polonais. Chaque fiche est commentée par moi, puis par Dorota ou par Frédéric. Dorota se passionne pour la cause, nos producteurs, Grzegorz et Malgorata sont là. Ils ont fait le déplacement, bon signe pour nous.
Le débat s’amorce autour de questions de fond :
  • L’engagement du producteur ?
  • Le droit du consommateur de choisir ?
  • Le contrat ?
Actuellement les supermarchés leur font une place pour leurs produits Bio… Frédéric leur répond et leur parle de son évolution vers l’AMAP, comment il s’y retrouve mieux… Les producteurs sont très intéressés, mais sceptiques. Une jeune maraîchère échange avec Dorota, elle vient tous les dimanches à Wroclaw livrer ses paniers.



A la fin du débat, vers 17h30, nous faisons circuler une feuille : producteurs intéressés, consommateurs possibles 9 noms de producteurs pour 3 consommateurs potentiels, dont une déjà dans une association, se dit disponible ??

Les producteurs échangent entre eux. Frédéric reste avec un groupe de producteurs de fruits, nous le laissons en bonne compagnie.
Nous quittons les lieux vers 18h, le dernier train pour Strzelin nous attend !
Cette réunion fut très institutionnelle… Mais nous avons partagé nos idées, Monika et Mariusz ont pris des notes, gardé des documents.

Quelle sera la suite ?

Vendredi 13 Février

Le lendemain, je rentre en contact avec une française, Sandrine Dorio, délocalisée à Wroclaw avec son mari… en recherche d’AMAP en Pologne, ancienne consommatrice de l’AMAP de La Ciotat « Pierre et le chou ». Nous sommes toujours en relation par mail. Ce serait bien qu’elle prenne le relais et rentre en contact avec les producteurs pour créer un groupe à Wroclaw. Elle est pour l’instant réticente à le faire seule (barrière de la langue, temps disponible…) et voudrait le faire avec une consommatrice polonaise motivée.
Puis nous partons pour Varsovie (6h de TGV de Wroclaw à Varsovie) pour prendre l’avion pour Bordeaux. Arrivées le Samedi16h.
 
6   Conclusion
 
Un pays qui est passé du communisme au libéralisme… en gardant l’architecture communiste (bâtiments, habitats collectifs, jardins ouvriers, gares…) sur laquelle sont venus se greffer de nouvelles « églises » Carrefour, Auchan, H&M… Le modernisme libéral est partout, comme un progrès et une liberté. Nous avons pu voir des petits et moyens exploitants qui abandonnent la polyculture pour une agriculture plus intensive et moins diversifiée, mal rémunérée.
Beaucoup de groupements Agro-bio, éco-tourisme-randonnées, fermes d’accueil.
Donc une Agriculture Paysanne et des savoir-faire (transformation de qualité) qui vont disparaître très vite. Le concept AMAP serait vraiment le concept dont ils pourraient se saisir, ils sont à un tournant de leur agriculture. Vont-ils le saisir ?

Nous devons poursuivre cette mission de deux manières :
  • recevoir des producteurs motivés, qui pourraient venir voir comment cela fonctionne chez nous..
  • suivre un groupe qui aurait démarré et qui aurait besoin d’être accompagné.
Trois lieux où nous avons essaimé :
  • Koropatnik, à côté de Strzelin. Contact : Teresa Bollweg. Un jeune agriculteur en formation. Il parle allemand, voir avec Frédéric.
  • Legnica. Contact : Agata Chwiszcuk. Un groupe qui a peut-être démarré avec deux producteurs, Sylwester, fromage, viande de porc transformée et Arkadiusz, maraîchage sur 2 ½ ha.
  • Wroclaw et environs. Contact : Monika Onyszkiewicz